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Inaugurer les chrysanthèmes.

17 minutes, pas plus.

Les paupières de Kawtar sont à peine entrouvertes, une fente d’un millimètre lui suffit pour déterminer qu’elle est couchée sur son lit, presque nue, baignant dans la faible lueur d’un jour terne qui s’infiltre dans la chambre confinée à travers les interstices des jalousies sourdes. Une vibration lui parvient de loin, se superposant au bourdonnement qui lui torpille le crâne, c’est son téléphone, geôlier de verre et de plastique, tyran intraitable, elle a dû l’abandonner dans un coin de la pièce, peu importe, de toute façon elle n’a pas les forces de se lever, pour le moment du moins, elle restera allongée pour quelques minutes encore, à se rappeler d’hier soir.

Remettre l’économie à sa place.

65 minutes, pas plus.

Futur Antérieur, l’émission radiophonique made in Stroïka, est de retour. Le concept est toujours aussi simple : faire dialoguer l’histoire avec le monde contemporain,
pour tâcher d’y repérer, d’un côté, les échos du passé et de l’autre, les idées neuves. Pour ce deuxième épisode, nous recevons l’essayiste et journaliste économique Guillaume Duval et l’historien médiéviste Sylvain Piron. Avec une question lancinante en tête : faut-il remettre la
« science » économique à sa place ?

Vivre à l’âge de la propagande totale.

66 minutes, pas plus.

Et de trois pour Futur Antérieur, le podcast maison Stroïka. Sur ldonne la réplique à la journaliste et philosophe Clara-Doïna Schmelck. Alors,
la propagande a-t-elle de beaux jours pdevant elle ?

Contre Facebook, la propagande.

12 minutes, pas plus.

Quelque chose cloche. Les outils classiques de la rhétorique sont en train de tomber en désuétude. En leur lieu et place, les moyens de propagande algorithmique s’imposent à une vitesse incontrôlée. Il est peut-être temps d’entrer en résistance.

Le futur a fait son temps.

53 minutes, pas plus.

Futur antérieur, c’est la toute première émission radiophonique produite par Stroïka. Le futur est-il toujours aussi futuriste que par le
passé ? Vous êtes perdus ? Nous aussi. Pour tâcher d’y voir plus clair, nous invitons désormais chaque mois un historien à débattre avec un penseur de la modernité. Pour l’épisode

Arrêtez de faire de la prospective, faites de l’histoire !

6 minutes, pas plus.

Un futur sans ambition. La prospective : science ou divination ? Itinéraire de Delphes à TEDX. Rouvrir nos imaginaires. Dé-prospectiver et ré-historiciser le futur du travail. Là où il y avait la prospective, il faut reconsidérer l’histoire. Pour aller plus loin. Ah, ces ateliers de prospective, où l’on brosse un futur désirable ou détestable à grand renfort de post-its ! Ces conférences génériques sur le futur de ceci ou cela,

Eddie & D.

4 minutes, pas plus.

Les cendres tombent à côté du cendrier. Il ne le remarque même pas. Le porte-cigarette coincé entre les dents, ses fines lèvres retroussées, il tire sur sa clope avec nonchalance, les paupières alourdies par le réconfort âpre d’un bourbon tourbé. Les sillons creusés par le poids du pouvoir torpillent son front d’une inquiétude sombre, inconnue pour cet homme qui n’a tremblé

J’aime l’entreprise moi non plus.

5 minutes, pas plus.

Le MEDEF comme volonté et comme représentation. Par delà le corporate et le bullshit. L’heure est grave. Chaque jour, le monde étouffe davantage sous les monceaux de corporate bullshit qui se déversent sur lui. La dépollution du discours de l’entreprise est un enjeu de santé (mentale) publique. « On nous apprend que les entreprises ont une âme, ce qui est bien la nouvelle la plus terrifiante du monde »— Gilles Deleuze “J’aime l’entreprise”. Cette