Agence de propagande

Nos métiers.


Notre manifeste.

Propagande. La charge de ce mot a quelque chose d’inquiétant. Très bien : cela lui donne du poids.

La propagande, c’est les autres.

Bien sûr.

Communication, relations publiques, publicité… Autant de termes qui s’efforcent maladroitement de masquer une intention profonde : orienter les perceptions, les comportements individuels et collectifs. Des euphémismes bien trop légers pour ancrer une action quelconque.

Car la parole précède l’action.

La propagande — l’art de diffuser ses idées, ses valeurs, ses mots au plus grand nombre — est une tendance naturelle des êtres sociaux que nous sommes.

Mais encore faut-il s’entendre sur les moyens que se donne la propagande et les fins qu’elle poursuit. Faire de la propagande, c’est assumer une lourde responsabilité. Commençons par déjà correctement nommer les choses.

On pourra bien exploiter tous les biais cognitifs qu’on voudra, on pourra bien poser partout les pièges algorithmiques les plus vicieux.

C’est dans l’air du temps.

On pourra bien se raccrocher aux modes rhétoriques du moment, ces tics langagiers qui, un jour, bourgeonnent sur toutes les lèvres avant de disparaître aussi vite qu’ils sont apparus.

Les faux-concepts, les évidences qui n’en sont pas, les professions de foi la main sur le cœur, tout cela passera.

Tout finit toujours par passer.

Pour nous, la propagande la plus solide repose sur l’art ancestral de la persuasion. Construire un propos qui se tient, emporter l’adhésion, parler à la tête et au cœur : on y revient toujours.

Tout l’arsenal technologique dont nous disposons aujourd’hui ne remplacera jamais une rhétorique bien rodée. D’où le besoin impérieux de garder toujours un pied hors du monde de l’entreprise. Car c’est au dehors que flottent les idées — anciennes et nouvelles — qui guident la marche du monde.

Et justement, quand le monde entier se livre une guerre sans merci pour un instant de l’attention d’autrui, parler pour ne rien dire n’est pas une stratégie de long terme. Et surtout, à force d’abreuver tout le monde de bullshit, on finit fatalement par s’en imbiber soi-même.

Parler pour dire quelque chose de significatif, c’est la première des prises de risque. A l’inverse, un discours convenu ne révèle qu’un manque criant d’audace.

La propagande est vraie quand elle est belle, et inversement.

Faites-nous confiance, le jeu en vaut la chandelle.